10
août
2012
2

dégustation “off” à l’ENA , partie 1 , les blancs

C’est l’été , les cigales chantent, le soleil radieux illumine nos vacances …..Euh, ca c’est pour ceux qui sont dans le sud,  car à Nantes, les journées de soleil alternent avec les journées de pluie… Et comme les vacances sont aussi propices aux préparations de rentrée, Fred a eu la bonne idée d’organiser une dégust pour quelques membres de l’ENA , 6 au total Avant d’attaquer les rouges, nous démarrons avec quelques blancs ,  à l’aveugle

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CHATEAU DES MONTYS 2009,Cuvée La Treille (Muscadet, vignes de 80 ans)

Nez assez expressif pour un muscadet,  notes mentholées , anisées , et aussi très minéral sur la pierre à fusil . Bouche assez grasse, un vin qui a de l’épaisseur, notes fruitées sur la pêche de vigne , tout en gardant de la fraicheur et de la vivacité .

Assez Bien + /14/20. Pour les amateurs de muscadets “murs”‘, 6 euros .

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CHATEAU YVONNE 2010 (Saumur Blanc)

Nez explosif, opulent   sur l’abricot mur, la pomme au four , la levure boulangère , le miel et des notes vanillées trahissant l’élevage .  Bouche volumineuse , ronde  encore marquée par l’élevage, mais aussi des notes d’amertume sur le pamplemousse jaune et le citron confit qui relancent le vin  avec une très belle finale sur l’amande grillée et un coté iodé . J’avais fait un pronostic sur un assemblage Viognier / Marsanne du Languedoc . Tout faux ! Ce saumur moderne devrait gagner en complexité et en élégance une fois l’élevage intégré .

Une belle bouteille, originale et déroutante . Bien + 15/20 , un peu cher 20 euros

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Clos de Beaujeu 1998 Gerard Boulay (Sancerre)

Nez expressif, subtil et complexe , avec de premières notes très minérales , pierre à fusil , silex puis à l’aération évoluant sur des notes fruitées et fleuries , aubépine, genêt sauvage, citron jaune  , groseille à maquereau , bourgeon de cassis . La bouche est à l’apanage du nez , délicate et puissante à la fois , complexe avec une merveilleuse et longue finale sur le zeste de mandarine et d’orange . Personne à l’aveugle n’a pu prédire le millésime tant ce vin de près de 15 ans était insolent de jeunesse .

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Une grand bouteille . Excellent,  18/20 .

Prix 25 euros au domaine , si l’on peut s’en procurer …. ________________________________________________________________________________________________________________________________________________

Mas Daumas Gassac blanc  2002

Nez peu expressif, sur des notes d’amande et de miel . En bouche un manque d’acidité flagrant et un coté alcooleux . C’est Mort tout simplement . Paul qui en commande en primeur nous dit qu’a son expérience, il ne faut pas garder les blancs du domaine plus de 3/4 ans. non noté

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14
juin
2012
2

Soirée Rioja 2006 à l’ENA

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Les Rioja comme les Priorat  (voir dégust du ) sont les seules appellation qui ont l’appellation “Denominacion de Origen Calificada“, ce qui laisse  à penser que ce sont certainement les deux meilleures appellations Espagnoles . Le plus médiatique est incontestablement Pingus, que j’avais gouté lors d’un master class au Wine Tasting 2010, sans doute trop jeune et marqué par l’élevage, mais que nous ne pouvions acheter pour cette dégustation en raison de son prix stratosphérique.

L’appellation est située , comme le montre la carte ci dessus au nord de l’espagne , au sud du pays Basque en faisant une des appellations les plus septentrionales du vignoble Espagnol .  Dans cette région,  2  secteurs  se distinguent : la Rioja Alta et Rioja alavesa , à une altitude de 400 à 500 m ce qui en fait des région moins chaudes,  contrairement à la Rioja Baja , située en Navarre , avec des vins certainement moins intéressants .

Le cépage dominant pour les rouges  (en général 70 à80%)  est le tempranillo (qui veut dire tôt ) qui vient à maturité 2 à 3 semaines avant le grenache , qui complète l’assemblage avec le carignan et un cépage local en faible quantité , le

Le vin rouge de Rioja est classé en quatre catégories :

1. “Rioja” tout court, passe au plus quelques mois en baril de chêne.

2. “Rioja Crianza”, vieillit au moins deux ans, dont au moins un an en fût de chêne.

3. “Rioja Reserva”, vieillit au moins trois ans, dont un en fût de chêne.

4. “Rioja Gran Reserva” vieillit au moins deux ans en fût de chêne et au moins trois en bouteille. celles ci ne sont produites que les bonnes années

Environ 1200 bodegas sont présentes dans cette région dont la plus illustre est bien entendu Pingus.

Après un vin amené par l’un des convives , Solar , avez un nez boisé ,  un vin simple mais plutôt bien équilibré, nous attaquons la dégustation pour de bon . Tous les vins ont été carafés près de 4 heures . et ils sont tous alta ou alavesa.

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ORBEN malpuesto-2009

MALPUESTO 2006  BODEGA ORBEN

Cepages tempranillo 97% , graciano  3 %, élevage 12 mois  . Belle bouteille avec une étiquette graphique et moderne . Nez marqué par l’élevage, mais pas too much, sur des notes de caramel , de tofee, un petit torréfié aussi . Puis apparaissent des notes de fruits noirs (myrtille++) et d’épices , ainsi que de légères notes terreuses. En bouche une matière veloutée, un vin avec de la densité , puissant, mais droit et précis .

A 18 euros, c’est un très beau rapport qualité / prix – (Bien + / 15/20)

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TRASNOCHO 2006  BODEGA FERNANDO RAMIREZ DE GANUCHA

Tempranillo 90% , Graciano 10% , vignes de 60 ans en moyenne . Un soin tout particulier est apporté  à ce vin (récolte en cagette, entreposage en container à température contrôlée, tri sur vigne et au chai…) et cela se sent .  Le nez est beaucoup plus complexe et expressif que le précédent. Pas de note d’élevage notables cette fois ci , mais un nez éclatant de paniers de fruits noirs (mure, cerise burlat) et rouges  , voire de liqueur de mûre . A l’aération le nez évolue vers des notes florales (pivoine) et d’épices (piment d’espelette) . Très beau toucher de bouche, tannins veloutés, élégants, beaucoup de relief entre l’attaque suave , le milieu de bouche fin et complexe et la finale sur le chocolat noir et le réglisse . Long et persistant .

Une  très belle bouteille , classée 2 ème de la soirée  (Très Bien ,17/20) dont on pourra seulement regretter le prix élevé (65 euros)

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TORRE MUGA

TORRE MUGA 2006 BODEGA MUGA

Vieille bodega en altitude (550 m) en rioja alta. Cépages : Tempranillo 75% , Mazuelo 15% , Graciano 10% , age moyen des vignes 65 ans, longues macérations. Un nez un peu différent, un peu moins sur les fruits, plus sur un coté sauvage, terreux et cuir de prime abord . Puis à l’aération se distinguent des notes d’herbe de guarigue, de foin et de canelle . En bouche , sensation d’un vin qui est dans une phase intermédiaire, pas en place déséquilibré ,  chaud et asséchant .

Moyen (11/20) , le tout pour la modique somme de 55 euros

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PUJANZA NORTE 2006 BODEGAS Y VINEDAS PUJANZA

Tempranillo 85%, elevage 18 mois en barrique neuves chêne Français . Nez assez peu expressif, qui demande de l’aération pour se révéler un peu.  Après des notes d’élevage contenues (grillé et cacao) un coté un peu fumé, tabac, et fruits noirs .  Une bouche assez puissante, mais avec une acidité de fond qui lui donne du peps , tannins soyeux .

Bien (14/20), un vin certainement en devenir (40 euros)

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ROMEOBIS

LA VINA DE ANDRES ROMEO 2006

Certainement la star de la soirée de plusieurs points de vue . Le prix tout d’abord (90 €) mais aussi par son supplément d’âme propre aux grands vins .  Vignobles situé en alta, entre 400 et 600m, 100% Tempranillo , viticulture d’inspiration bio-dynamiste .  Nez à la fois expressif et tout en nuances, délicat sur des notes de réglisse, de myrtilles, d’épice orientales et d’herbes de guarigue . En bouche , toujours le même coté délicat et nuancé , en même temps un vin dense et serré ,  très racé et méridional, un coté Rhodanien , beaucoup de fraicheur, de complexité . Très grande longueur . Noté 96/100 par Bob.

Grande bouteille . Très Bien +++ (18/20)

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06
juin
2012
2

Mon premier Pétrus (1985)

Nous avons la chance d’avoir un voisin dont la cave est emplie de trésors . Il a eu la gentillesse de nous recevoir en insistant sur le fait de ne rien amener. Rien qu’a la vue des bouteilles sur table , nos yeux pétillaient . Imaginez donc : Sancerre de chez Boulay, Meursault Premier cru, Pichon Longueville , Latour , Petrus , Yquem ….6 verres pour faire comme au club (ENA) et une merveilleuse soirée en perspective …

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Sancerre , Gérard Boulay comtesse 2010 : Nez très minéral (roche concassée, pierre à fusil) qui laisserait penser à un vin très en tension. La bouche étonne et détonne, car c’est plutôt rond, tout en étant précis et équilibré , avec une très jolie finale sur le pamplemousse rose .  Bien + (15,5/20)

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Meursault 2006 Premier cru, Coche Bouilloire. Joli nez sur des notes d’élevage délicates vanille, beurre, brioche chaude . Un vin très tapissant en bouche , avec du gras et de superbes amers qui lui donnent du relief et de la classe . Superbe longueur . Bien ++ (16/20)

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Petrus 1985 . C’est mon premier Pétrus, alors forcément c’est un moment d’émotion pour l’amateur de vins que je suis , de gouter un des vins les plus mythiques au monde .

Première remarque , malgré ses 27 ans, c’est un vin qui n’a pas une ride . Le nez a été incroyable et n’a cessé d’évoluer tout au long de la soirée , passant des fruits noirs confits, du pruneau et de la marmelade de cerise  , à un cuir puissant,  très mourvèdre (alors que c’est du Merlot à 95% pour rappel) , au havane,  aux aromes torréfiés, au cacao ,au poivre noir …. Juste incroyable . La bouche elle aussi montre la même complexité , subtile tout en étant explosive , un relief incroyable , un toucher de bouche magnifique , racé . Des notes aromatiques sur le chocolat noir, les fruits noirs, le réglisse, les épices orientales, la boite à tabac …. Un grand moment de dégustation . Excellent, hors normes, 20/20

Latour 1985 . Difficile de passer après Pétrus , même quand on s’appelle Latour . Le nez est beaucoup plus fermé, et moins expressif . Par contre le touché de bouche, velouté, tout en délicatesse  est remarquable , avec une grande finesse aussi . Très Bien + (17/20)

Pichon Longueville Baron 1995 . Contrairement à Latour, nous avons un nez très explosif , sur le café et les fruits noirs . La bouche est délicate, précise, mais on est clairement un petit cran en dessous . Bien ++ (16/20)

Yquem 1987 : nez très expressif sur la mirabelle, le miel , l’abricot . Bouche magnifique avec un superbe équilibre entre le sucre et les acides lui donnant un coté aérien . Très Bien ++ (18/20)

Nous avons terminé la soirée sur un porc aux deux moutardes succulent … Un grand Merci au voisin lecteur qui se reconnaitra …

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02
juin
2012
2

Dégustation serrée autour de 4 bouteilles d’hermitage

Cette AOC n’est pas forcément très connue du grand public, car c’est une micro appellation (120 hectares) , avec des vins très peu disponibles et très chers . Cette dégustation dans le cadre de l’ENA s’est faite à l’aveugle , avec des bouteilles ouvertes, sans carafage 24 heures avant la dégustation

Guigal 2005 .

Nez sur les fruits noirs (mûre sauvage) la cerise burlat, la ronce, mais aussi après aération des notes fumées , musc , tabac blond . Attaque en bouche vive , un vin puissant ou l’élevage un peu poussé n’est pas sans rappeler certains vins Bordelais . D’un point de vue aromatique c’est le coté boisé qui l’emporte avec les fruits noirs (cassis) . La finale est un peu asséchante et c’est aussi un peu chaud .

Prix env 35 euros .  Assez Bien – (13.5/20)

Ferraton 2005, Les Miaux

On passe clairement un voire plusieurs crans au dessus  . Le nez est beaucoup plus subtil, mais malgré l’ouverture de la veille , met du temps à se manifester sur des notes de fruits noirs (myrtille) , associées à de légères notes fumées . Bouche très fraiche, sensation de grande harmonie et d’équilibre ou rien ne dépasse, très précis. Magnifique toucher de bouche satiné, soyeux , racé . Magnifique , ce vin me faisait penser un Chave 2001 qui me reste encore en mémoire . C’est mon vin préféré de la soirée, partagé par la moitié de l’assistance .

Prix 40 euros . Excellent (18/20)

Jean Louis Chave 2008 .

Nez très typé Syrah avec des notes de violette, de réglisse et d’épices  assez marquées , lui donnant moins de subtilité que le précédent . La bouche est à l’identique, un vin puissant , tapissant ,   solaire , avec du relief,  méditeranéen sur des notes de cacao et de noix de muscade . Quelle longueur !Certes nous ne sommes pas sur le même millésime, 2008 étant difficile en Rhône contrairement à 2005 qui fait partie des millésimes de référence de ces dernières années  avec 2007 et 2010. Mais pour moi c’est un petit cran en dessous de Ferraton

Prix 135 euros (Très Bien ++ 16.5/20)

Ex Voto 2005  (Guigal)

Nez très puissant, ou on sent encore l’élevage , sur des notes torréfiées et liqueur de café . En bouche un vin riche, opulent , concentré , très démonstratif .  Un vin que j’aurais apprécié il y a 10 ans sans doute , mais que je trouve too much maintenant .

123 euros .  Assez Bien + – 14/20

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Tout le monde s’est accordé à dire que la révélation de la soirée  et le meilleur rapport qualité /prix était sans nul doute le Ferraton  (ca tombe bien , il m’en reste  deux)

18
mai
2012
2

Mas champart , clos de la simonette 2007

Alors que nous avons retoqué 2 bouteilles qui attendent dans le frigo pour être retentées ce week end (Mas Julien Carlan 2009 et les Chemins 2008 de la Barronne) , excellente surprise sur ce saint Chinian, sans doute le meilleur jamais  gouté dans cette appellation   …Hier soir,  il était excellent au top de sa forme . Ce qui montre bien que les vins de ce domaine , peu disert au départ , gagnent énormément sur une moyenne garde .

Nez sur les fruits noirs murs, le caramel au lait / tofee , et les épices . Bouche crémeuse et fraiche à la froid , sur la confiture de fruits noirs , la cerise , beaucoup de fond et de relief , long . Une très belle bouteille . Très Bien +

Ecrit par Le gout du Vin dans : accords mets et vins |
04
mai
2012
2

Sauvignons de Loire vs Sauvignons de Nouvelle Zélande

Ces deux vallées ont pour réputation de produire les meilleurs sauvignons au monde (voir articles précédents) , alors qu’en est il à l’aveugle ? 6 vins , réputés parmi les meilleurs de leurs vallées respectives étaient servis à l’aveugle

Vin N°1 : Edmond 2006 (Sancerre)

Un des vins haut de gamme du domaine, avec des vignes de 40 à 80 ans et des rendements tout de même confortables (41 hl/ha) . Difficile de juger , le vin est bouchonné…

Vin N°2 : Cloudy Bay 2011

Nez très  expressif (trop ? ) variétal , buis , poivron , asperge, genêt ,  puis des notes de fruits exotiques (fruits de la passion, papaye) , quelques notes d’agrume (pamplemousse) . L’ensemble fait un peu too much et brouillon . Bouche avec de la fraicheur , du gras de l’ampleur , manque de nervosité en finale .  Pour les amateurs de vins démonstratifs et modernes . Je trouve personnellement que c’est moyen , surtout pour le prix (23 euros ) . Ce vin est censé être un top de Nouvelle Zélande . Perso je n’accroche pas et c’est le cas aussi pour les 13 autres convives

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Vin N° Silex 2007 (Pouilly fumé)

L’oeuvre de feu Didier Daguneau , dont le fils Benjamin a repris talentueusement la suite . Nez un peu fermé , des notes crayeuses , citron vert, citron confit et une petite touche de buis . En bouche, c’est la grosse claque . Un vin puissant , magnifique toucher de bouche  ,  beaucoup de complexité et de relief, un coté minéral et fleur de sel, associées à  des notes d’agrumes, mentholées , anisée avec de très légères notes de fruits exotiques . Et quelle longueur !  Superbe tout simplement . Bon c’est 80 euros, mais quelle différence de classe avec le précédent . On est ici sur un vin ramassé , qui prend du temps pour se livrer dans le verre.  Assurément le vin le plus abouti de la soirée, et avec tellement de potentiel !

Vin n°4 : Gérard Boulay , Sancerre 2006

La encore , nous ne sommes pas dans le démonstratif, le nez est fermé, s’ouvrant peu à peu au fur et à mesure de l’aération sur des notes délicates ….Notes d’agrumes et de minérales dans un premier temps , puis des notes lactées/ caramel au lait . Attaque en bouche suave, vin tapissant sans être gras, assez nerveux avec une belle tension dans l’ensemble , sur des notes de fruits blancs, de raisins macérés et une finale sur une petite touche de mangue . Encore dans ses langes , la aussi , mais bien fait dans l’ensemble pour son coté droit et complexe à la fois .

Vin n°5 St Clair 2011

La encore des notes carricaturales “gel douche ” lache un des convives …C’est pas faux . Encore ce coté démonstratif , avec des notes dissociées qui ne font pas penser à des levures indigènes …très végétal, Buis , Pamplemousse, Citron …Faite le mélange avec du gel douche, ca vous donnera une idée:) En bouche idem , une bouche molle et lourde . Sans aucun intérêt et tout de même à 19 euros .

Vin n°6 Nautilus 2011

C’est  un vin que j’avais apprécié lors d’une précédente dégustation à l’aveugle . Manifestement moins réussi sur ce millésime . Très variétal la encore , sans doute moins que les 2 autres . Des notes marquées toutefois de poivron , d’herbe coupée , d’asperge, ce qui donne à ma femme des idées d’association … Sans être transcendant , c’est tout de même pas mal,  et original à servir pour un prix de 14 euros .

Conclusion

Clairement la vallée de la Loire a plusieurs longueurs d’avance ou tout au moins une vision différente . Les vins de Nouvelle Zélande sont marqués “nouveau monde” avec des vinifications techno, et une volontée manifeste d’être démonstratif pour plaire au plus grand nombre, à boire rapidement  . Les vins de Loire semblent être plus des vins d’initiés, cherchant à éviter le coté trop variétal par des vinifications et des élevages gommant cela, pour être plus dans la complexité et dans le temps .

01
avr
2012
2

Grès Saint Paul 2009 , Antonin (Coteaux du languedoc)

Nez un peu fermé, demandant de l’aération pour révéléler des notes légèrement florales  (violette) et  fruits noirs, mêlé à des notes torréfiées et de poivre.

Attaque en bouche suave, bouche racée, riche et ample avec beaucoup de finesse et du fond . Belle intensité et complexité aromatique avec des notes de réglisse, de cassis et de  mûre.. Une jolie bouteille , et un super rapport qualité/prix. Une bouteille certainement pas de grande garde , mais qui mériterait d’être gardée une paire d’année de plus en cave

Bien +  Très bon rapport qualité/prix (10 euros)

sol grés st paul 300x199 rencontre avec degustation   Château Grès Saint Paul au top de sa forme !

le terroir de cailloutis et de grave du domaine

Ecrit par Le gout du Vin dans : Languedoc | Tags : ,
31
mar
2012
2

Etude de cas autour du sauvignon : les régions , les arômes, les accords mets/vins

Petite étude en vue d’une soirée que j’organise pour déguster à l’aveugle 8 sauvignons, dont 4 de Loire et 4 de Nouvelle Zélande.

Le sauvignon est un cépage très répandu dans le monde (c’est le 2ème cépage blanc le plus utilisé au monde après le chardonnay).   C’est  un cépage très vigoureux,  qui demande donc a être contrôlé sous peine d’obtenir des rendements très élevés (jusqu’à 100 hl / ha ) et faire des vins  donc peu intéressants. Cette image de « vin de soif » lui a d’ailleurs collé à la peau jusqu’aux années 80 ou quelques précurseurs lui ont redonné ses lettres de noblesse

Un autre  écueil à éviter est le manque de maturité, le cépage prenant alors des accents végétaux très désagréables et déviants : poivron omniprésent,  asperge voire pipi de chat .  A l’opposé des raisins trop murs pourront donner des caricatures sur des notes exotiques

avallée de la loire

En France (14000 ha plantés), le sauvignon  est cultivé dans le Bordelais  où il est assemblé avec du sémillon et de la muscadelle pour des vins secs ou doux comme le Sauternes mais aussi dans les Graves et Pessac Léognan. Mais sa patrie d’origine et de prédilection en France  est  bien la vallée de la Loire ,à Sancerre, Pouilly-fumé, Ménetou Salon ou Quincy. Le sud ouest et la vallée de la loire représentent 6000 ha chacune .  C’est un cépage aussi très présent aux Etats unis (plus de 5000 ha), en Afrique du sud et au Chili (respectivement 3500 ha)

Le climat océanique qui  règne en Nouvelle Zélande (12000 ha de sauvignons plantés)   permet de produire de grands vins dont le prix et la qualité ont considérablement progressé . Il est maintenant admis que la vallée de  Malborough et la Vallée de la loire sont les deux vallée du monde  ou ce cépage atteint sa plus grande expression

Régions viticoles de Nouvelle-Zélande

Les arômes Le sauvignon est  typiquement un cépage aromatique , variétal , qui  déploie souvent  ses arômes herbeux de buis, de fougère, des arômes floraux  (genêt, acacia,bourgeon de cassis)  Pour certains sauvignons, les plus septentrionaux ,  c’est la minéralité qui prédomine avec des notes crayeuses , et de pierre à fusil .  Il n’est pas rare d’entrevoir des arômes fruités d’agrumes, de fruits du verger voire  de fruits exotiques (fruits de la passion , de litchi) pour les sauvignons les plus mûrs

En terme d’accords mets/vins , les sauvignons de Loire s’accordent merveilleusement bien avec les fromages de chèvre sous toutes leurs formes.  L’acidité du sauvignon répond aussi bien au gras du saumon fumé , avec une crème à l’aneth par exemple . Tous les crustacés grillés, les gambas, langoustine, sont un accord classique du sauvignon , ainsi que l’asperge dont il emprunte parfois l’arôme . Plus surprenant,  et un dans un esprit un peu canaille le sauvignon fonctionne bien avec des rillettes . Mais le sauvignon sait aussi servir des accords haut de gamme avec du homard Breton ou du caviar Béluga par exemple

25
mar
2012
2

Focus sur un domaine coup de coeur , le Chateau la Baronne (Languedoc)

Après avoir erré comme tout le monde dans le monde du Bordelais avec des vins fardés de bois neuf , je me suis depuis quelques années intéressé à trois autres régions : La vallée du Rhône nord et sud qui recèle des trésors en St Joseph, Côtes Roties, Chateauneuf du Pape . La vallée de la Loire , ou j’ai découvert qu’il y avait de grands vins blancs de garde : les muscadets , mais aussi les saumurs blanc ou rouge du domaine Babio ou Fosse sèche par exemple

Et le languedoc Roussillon , qui révèle la encore des trésors , avec des domaines qui dans la foulée des précurseurs (Grange des pères..) ont découvert des terroirs d’exception .  Mais si l’on connait ce domaine émérite, on connait un peu moins le chateau de la Baronne , qui fait pourtant partie des pionniers, puisque le domaine existe depuis 1857 et s’est progressivement étendu sur les terroirs les plus intéressants des monts d’ Alaric (voir photo ci dessous à gauche) pour atteindre aujourdhui 78 ha en rouge et 12 ha en blanc .

vignesaric Le domaine , bio , est entouré d’une forêt de chênes, de pin, et de guarigue . Le terroir es majoritairement calcaire . Les vignes pour certaines centenaires sont travaillées de façon à avoir des rendements limités , parfois en dessous de 15 hl / ha. Le cépage “roi” du domaine est le carignan, complété par du mourvèdre et de la syrah pour les rouges . Un peu de blanc est produit , et la cuvée la plus intéressante , les Vals repose sur de la Roussane

Les vendanges se font à la main . Chaque parcelle est vinifiée et élevée séparément jusqu’à l’assemblage. Les raisins sont triés à la vigne et sur tapis , et un système de gravité est utilisé pour respecter le raisin, dans des cuves inox ou en bois tronconniques selon les cuvées.  L’élevage en barrique peut être de 9 à 14 mois selon les cuvées

Les vins (goutés lors du Salon des Lauréats à Nantes, en mars)

La cuvée le signal est l’entrée de gamme, ou le fruit et la gourmandise sont la priorité , comme Les griottiers du Mas de la Séranne, Les pampres du Mas Laval …Le tout pour moins de 10 euros . Carignan de 60 ans , mourvèdre et Syrah de 25 ans, rendements de 22 Hl/ha en moyenne . Assez bien + pour le 2010

Un peu au dessus , les Chemins prix une douzaine d’euros , et nouveauté les chemins de traverse , même cuvée mais sans souffre . La minéralité, si typique au domaine s’exprime déjà dans cette cuvée , associé à un fruit très pur et de légères notes de guarigue et de cacao . Bien pour le 2009

Las Vals a la particularité d’être une cuvée 100% mourvèdre , et des rendements moyens de 20 hl/ha et un élevage en barrique pendant 14 mois .. Un grand mourvèdre , avec beaucoup de profondeur et de complexité , précis , très pur lui aussi . Un carafage de 2 heures a apporté un gros plus au 2006 acheté récemment …15 euros .  2006 Somptueux en 2012 et le 2008 Très bien , à attendre un peu sans doute

Alaric , en corbière, repose sur une majorité de Syrah (60%) , elevé en barrique pendant 10 mois , très bon aussi avec un  coté élancé / minéral associé aux fruits noirs , la mure et la myrtille , mêlées à des notes de guarigue, de tappenade ,  et une finale réglissée et fraiche . Très  Bien aussi pour le 2008  , prix 17 €

Pièce de Roche est un 100% Carignan , les vignes datant de 1892 . Le 2009 que j’ai gouté était encore un peu fermé, mais on sent dans la chair , dans la complexité et la profondeur la trame d’un Grand Vin tout simplement

A noter aussi un Blanc de Haut Vol , Las Vals 100% Roussanne . Très belle bouteille la aussi

Bref , j’ai adoré . Moi qui me limite maintenant dans mes achats ( c’est la faute à la crise , mon pauv Robert:) , j’en ai acheté 36  bouteilles . Heureusement , la vente de quelques Bordeaux (6) m’en ont fait une opération quasi blanche . Voila pourquoi le Bordeaux après avoir représenté plus de 50% de ma cave n’en représente plus que 9% . Le Languedoc , le Rhône et La Loire maintenant 63 % , de mes 1247 bouteilles .

baronne chateau

Et je dois souligner aussi la gentillesse et l’acceuil du couple Lignières que j’espère bien visiter lors de mes prochaines escapades vinicoles dans le sud . ….

19
mar
2012
2

Dégustation Chambolle Musigny à l’ENA

Toujours  pas l’école, mais encore ce sympathique club , un poil élitiste , dont je fais maintenant pleinenement partie .

Le parti pris des membres ayant fait la sélection a été de partir sur un seul domaine Amiot Servelle, plutôt bien noté dans les guides et  sur les forums .

Ce domaine possède de très belles parcelles sur les terroirs les plus prestigieux (les amoureuses, les charmes, derrière la grange)

Tout ces noms féminins , qui sonnent comme des odes antiques à l’amour, sonneront ils aussi bien dans le verre ? La dégustation se fait à l’aveugle, à part pour le village .

Chambolle Musigny village les bas doigts 2007

Nez assez simple mais plutôt agréable , sur des notes de fruits rouges acidulés (framboise , groseille) , avec de légères notes d’épices . En bouche, c’est un caricature du pinot noir vendangé dans des conditions difficiles et pas mûr . Déséquilibré, végétal au possible , maigre , rustique,  sans structure . Ca vaut quand même 34 euros et à peine la moyenne . Très moyen, 10/20

Chambolle Musigny 1er cru Les Charmes 2007

Nez plus subtil , très marqué par le poivre dans un premier temps, puis évoluant à l’aération sur des notes fumées et florales (pivoine, rose) . Un beau toucher de bouche, des tannins carressants , suaves , du fond,  très longue persistance . Dommage qu’il n’y ait pas un peu plus de matière , cela aurait été top . Les conditions difficiles du millésimes se ressentent , mais un peu moins sur celui ci . Bien _15/20

Chambolle Musigny 1er cru derrière la grange 2007

que va t’on y trouver (ha, ha , ha ) ? Un nez à deux vitesse, sauvage et tertiaire , mais aussi sur des notes de framboise et de fraise . Un vin qui joue sur un registre en bouche plus puissant, avec de l’ossature, du volume , mais beaucoup moins d’élégance que le précédent . Assez Bien -_ 13/20

Chambolle Musigny 1er cru Les Plantes 2007

Nez un peu fauve, des notes de musc, encore fermé de prime abord, puis se libérant un peu délivre des notes plus subtiles de groseille et de rose fanée . En bouche, c’est une symbiose des deux précédents, un  bel équilibr  entre l’élégance et la puissance , malgré les difficultés du millésime , suave en attaque avec une bouche qui se resserre en milieu de bouche . Beau vin pour à peine plus cher que le village (42 €) . Bien ++ _16/20

Chambolle Musigny 1er cru Les Amoureuses

Ce terroir est censé être le terroir le plus prestigieux, alors à l’aveugle ca donne quoi ? Le nez est encore fermé, mais marqué tout de même par des notes de réglisse et de graphite, puis délivrant des notes plus subtiles de jasmin et de rose .  L’attaque en bouche est à la fois douce et nette, un milieu de bouche complexe, explosif très floral , fruits rouges, épices , le tout sur une structure dense  et très élégante à la fois . Incroyable que ce soit du 2007 . Cher (93€) , mais très très belle bouteille . Très Bien _17/20

Chambolle-Musigny-Amiot-Servelle-Amoureuses-06

En conclusion, même à l’aveugle la logique a été respectée, Les Amoureuses recueillant le plus de suffrage, et devançant Les Charmes dont on peut saluer le relatif bon rapport qualité / prix (50 €)

12
mar
2012
2

Côtes de Nuit , côtes de Beaune, côtes Chalonaise à l’aveugle (Vertivin)

cotes bourgogneNouveau thème, nouveau jeu à l’aveugle, deviner à quelle côtes (et si possible quelle appellation) appartient tel vin par série de 3 sur des millésimes différents : 2009/2005/vieux millésimes (96, 79 et …54).

Je suis d’autant plus intéressé que je connais mal les rouges de Bourgognes , qui m’ont si souvent déçus , mais aussi parfois émerveillé dans les grandes cuvées ( Lalou Bize Leroi Latricière Chambertin 2007, un Corton grand cru du domaine Bonneau du Martray 2009) . On commence par 3 vins de 2009 , des 3 côtes , puis 2005, et enfin les millésimes anciens

En gris sur la carte , la côte de Nuit, censée accueillir les vins les plus prestigieux , en rose la côte de Beaune et en jaune la côte Chalonnaise, sans doute un cran en dessous des deux autres, mais permettant d’avoir des bons rapports qualité /prix, ce qui n’est pas évident en Bourgogne, compte tenu de la taille des parcelles et de la rareté .

Pommard Hubert Verdereau 2009

Notes de petits fruits rouges (fraise, cerise) , un coté salin, viandox, et orange sanguine . Bouche charnue , vin puissant acidité marquée, anguleux et astringent, manifestement  beaucoup trop jeune . La relative puissance m’a fait penser aux Pommard, banco , c’est gagné ! Assez Bien +

Givry clos de la Brulée, domaine Masse 2009

Nez réduit , encore marqué par l’élevage avec des notes de noisette et de pain grillé . A l’aération , des notes plus subtiles apparaissent sur la framboise et le clou de girofle . Jolie bouche fruitée , un vin pur avec de la profondeur, compact , mais un poil court .  bien, surtout  pour le prix (11 euros). J’avais deviné la côte Chalonnaise . Conseillé chez ce même domaine , la cuvée En veau .

Nuit Saint Georges coeur de Roche, Frédéric Magnien  2009

Nez fermé, peu disert au départ , a l’aération de legers aromes floraux (rose ,pivoine) . Bouche compacte , puissante, mais l’élevage est encore marqué . Un vin encore dans ses langes , en devenir . Bien -, prix raisonnable pour la région (22 €)

Domaine de la Framboisière, Mercurey 2005

Nez un peu brulé, un coté fleurs sauvages (cela m’a fait penser au chardon de certaines syrah) associées à des épices douces (safran, paprika)

Attaque en bouche suave, puis en milieu de bouche cela devient dur, astringent ” Y a du grip” lance l’un des dégustateurs. C’est tout à fait ça . 2 ème vin ou j’ai trouvé l’appellation .  Un vin sans doute entre deux phases, bien que les Mercurey ne m’aient jamais vraiment convaincus à ce jour .

Assez Bien-

Dominique Laurent, Chorey Les Beaunes 2005

Un nez bien étrange , sur des notes d’ensilade, de foin fermenté , animal , cuir , cerise à l’eau de vie . La bouche , heureusement, est elle plus classique , mais toujours sur des notes de cerise à l’eau de vie  et des tannins un peu saillants par rapport à une matière en demie teinte . Assez Bien +

Nuit Saint Georges Domaine de l’échenaud 2005

Nez sur un cuir luxueux (Vuitton :) , les fruits noirs (mûre) , le tabac et de légères notes grillées . Bouche superbe , suave, profonde, précise  , avec du relief . Très Bien +

Un seul bémol : le prix (47€)

Chapelle Chambertin 1996, domaine Danoix , grand cru

Nez aux notes logiquement plus évoluées, pruneau , confiture de cerise, caramel . Bouche elle aussi évoluée, mais le vin se tient encore très bien , sur des notes de cerise cuite, de pot pourri de fleurs, et de Viandox . Très Bien

Mercurey 1979, Domaine Jolliot

Nez plus qu’évolué , vinaigre de madère, poulailler, bière belge. La bouche idem , appelant des commentaires divers tels que “il a déjà mangé une partie du mur ” , “il touche au but celui ci”

Volnay 1954, domaine Angerville

La robe d’un rosé de provence , nez de poulailler à nouveau , et un coté métallique/soudure , plastique brulé …Je n’ai même pas gouté .

11
mar
2012
2

Le vin , 2ème secteur de la balance commerciale Française

Avec 6.2 milliards d’euros, le vin est le 2ème secteur d’exportation Française . On parle beaucoup des Airbus , Mais pour le vin , peu de pub, maudite loi Evin oblige ….Grrr

Ecrit par Le gout du Vin dans : actualités vins | Tags :
08
mar
2012
2

Compte rendu tardif d’une séance Bandol chez Vertivin

J’irais donc à l’essentiel , j’ai déjà fait un CR avec l’histoire / le terroir de Bandol (une de mes appellation préférées en rouge)  Ce soir la , Sufrenne et Olivette, sur des millésimes allant de 1985 à 2006 .

OLIVETTE 2006

Nez très marqué par l’olive et les fruits à l’alcool (cerise) ainsi que les fruits noirs. Bouche un peu chaude et alcooleuse, légèrement astringente sur des notes de prune , de pruneau et d’olive, rétro olfaction sur les épices chaudes . Pas très précis .  Assez Bien -

SUFFRENE 2004

Contrairement à d’autres région, un très beau millésime . Nez plus fermé , mais aussi plus subtil, à l’aération,  notes de mûre , de cassis, d’épices orientales et de poivre . Bouche chaleureuse (je n’ai pas dit chaude) , épaisse , chocolatée et pimentée (clou de girofle) . Tannins serrés, belle construction d’ensemble. Un vin en devenir , à revoir dans quelques années, mais le potentiel est la  . Bien ++

SUFFRENE 2003

Nez animal et musc, associées à des épices de guarigue , thym et romarin . Tannins soyeux et fins , mais avec une trame plus lache que les précédents, ce qui donne une bouche moins compacte. Belle fraicheur  malgré le millésime . Assez Bien ++

SUFFRENE 2000

Nez plus évolué , arômes tertiaires de cuire de russie,  de vinaigre balsamique avec ce coté acidulé /sucré,  de poivre , de pin et d’encre . Attaque en bouche suave , montée en puissance sur un milieu de bouche avec beaucoup de relief et de densité, marqué par des notes de tappenade et de pain grillé , tannins de velours . Un vin frais , compact , avec une très belle finale qui s’étire, s’étire . Un vin très pur  . Très Bien ++. Un candidat à l’achat groupé dit l’un des comité de dégustation . C’est certain, d’autant que les prix sont doux, y compris sur les vieux millésimes

SUFFRENE 1998

Nez plus animal, un peu alcooleux , sur des notes de sandre, de viandox et de sang séché . Tannins murs, ce coté sanguin à nouveau, un coté sucré qui ressort car l’on sent un léger déficit d’acidité (y compris / au  2003) . C’est bien fait mais le contraste avec le précédent le dessert . Intrinsèquement , c’est quand même pas mal et assez fin .  Bien-

OLIVETTE 1992

Nez très animal, ventre de lièvre, venaison associé à des notes de café brulé . Bouche plus simple ,aqueuse, toujours ces notes d’animal faisandé . Pas de densité ni de structure . Moyen

OLIVETTE 1985

Nez complexe , évolué bien sur, sur des notes d’algues, d’olive, d’eucalyptus, de résine , de résine et de graphite , fruits noirs (myrtille) . Bouche aqueuse , assez tonique malgré l’age (27 ans) , plus dense que le précédent , tannins fondus , notes de toffee et de caramel en mileu de bouche , belle finale . Très Bien +

Cette dégustation démontre , s’il le fallait encore , à la capacité des Bandols à évoluer dans le temps . J’ai trouvé personnellement la Sufrrenne supérieur à Olivette , avec plus de fond . Il serait intéressant de déguster un Suffrenne 85 par exemple


19
fév
2012
2

Week end d’anniversaire : Clos d’un jour , hortus , Dead Arm, Catena Zapata , Chidaine…

Week end d’anniversaire de ma chère et tendre ce week end , avec des amis . Vendredi soir sur un canard roti , Clos d’un jour 2005 (Cahors) ,  puissant sans être massif , encore légèrement marqué par l’élevage et avec encore bien du potentiel s’est beaucoup mieux gouté que un jour sur terre 2006 (passé en amphore) , avec des arômes d’animal sauvage , de fourrure, de terre , bref un coté rustique à l’inverse de ma dernière dégustation . Mauvaise phase ?

Le Montlouis de Chidaine (Les Choisilles)  lui pête la forme sur le millésime 2006 . C”est plein , très marqué par la pomme au four, un coté cidre et aussi de miel  .Très riche en bouche , tapissant, sur des notes plus agrumes et de superbes amers en final . Très Bien, surtout à 14 €

Toujours en 2006, Dead Arm (Australie) était , malgré un léger carafage , encore sur la réserve . Beau vin de Syrah tout de même , plus sur les fruits noirs (myrtille, cassis , mure) et le poivre que la traditionnelle violette . Une très belle matière en bouche , concentrée et  déliée à la fois , encore légeres notes d’élevage , long . Un vrai potentiel . Très Bien ++

Catena Zapata Nicolas 2006 (Malbec , Argentine)  , a été le firmament de ce week end . Un prix élevé certes (70€) , mais une classe folle , une complexité en bouche aux allures et feux d’artifice et une longueur interminable . On est dans le registre des grands vins . Excellentissime .

Bodega Catena Zapata Argentine \"Nicolas Catena Zapata\" 2007

18
fév
2012
2

Perrin et fils La Gille 2008 (Gigondas)

la gille 2

La famille Perrin est connue avant tout pour son Chateauneuf du Pape de premier plan, Chateau Beaucastel . Si cette cuvée phare représente le haut de gamme , certaines autres cuvées ne sont pas inintéressantes . J’ai déjà parlé du coudoulet , un bon rapport qualité/prix , mais je n’avais pas eu l’occasion de gouter cette cuvée , reposant sur 80% de grenache . Eh bien, même en 2008, un tout petit millésime en Rhône, ca a été plaisant .

Le nez est assez expressif  , très réglisse+++,   et à l’aération un  peu plus de subtilité , de petites notes de fruits rouges confiturés  (confiture de fraise ) , de légères notes fumées, un coté graphite, et épices douces . La matière en bouche est très fine , ciselée avec une belle fraicheur et une finale réglissée elle aussi . Un Gigondas qui se démarque de certaines cuvées bodybuildées, avec un parti pris sur l’élégance et la finesse plutôt que la puissance ;

Prix : environ 20 € . Bien ++/ Très bien


Ecrit par Le gout du Vin dans : Vallée du rhone sud | Tags : ,
11
fév
2012
2

Chateau Voulte Gasparet, cuvée Romain Pauc 2007 (Corbières)

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C’est avec circonspection que j’ai ouvert cette bouteille , les cuvées réservées du domaine ne m’ayant pas du tout convaincues par le passé. Eh bien ce fût une très bonne surprise, le jour et la nuit en fait . Autant la cuvée réservée m’avait parue simple , voir simpliste autant ici on a affaire à une belle bouteille. Cette cuvée repose sur 50% de carignan , complété de 25% de grenache de 15%mourvèdre et de 10% de Syrah

La robe est profonde, presque couleur d’encre . Le nez est encore un peu sur la réserve, mais l’aération lui fait du bien (il a été meilleur le lendemain) et l’on peut alors découvrir un nez de fruits noirs murs (pruneau , cassis, mûre ) de légères notes chocolatées (fut neuf pour partie) et figue  . La bouche est charnue et puissante, mais équilibrée évitant le too much , avec de la fraicheur et du relief , avec une dominante de notes de fruits noirs la encore . Je pense qu’une ou 2 années lui feront certainement gagner en complexité .

Prix : 18 € .  Bien ++ . A attendre encore un peu (2014/15)

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Ecrit par Le gout du Vin dans : Languedoc | Tags : ,
05
fév
2012
2

Soirée crus du muscadet au chateau de la Frémoire

Soirée de gala pour l’ena au chateau de la Frémoire , sur le thème des crus du muscadet . Balthazar, notre GA (déformation club med:), nous fait un rapide historique .

L’age d’or des vins de la région Nantaise  est le 18 et 19ème siècle , pour les vins distillés en particulier (Ugni blanc, folle blanche et Melon ) , sous l’impulsion d’armateurs Hollandais et de négociants .  Par la suite , une énorme prédominance du négoce , unique en France avec plus de 80% a visé une consommation de masse , ne cherchant pas forcément  à promouvoir les terroirs et les crus  et visant la quantité plus que la qualité.  Heureusement , depuis le début des années 90  des domaines pionniers comme Marc Olivier, Michel Brégeon et le domaine de l’écu, cherchent à faire reconnaitre la valeur de leur travail et de leurs terroir

L’INAO est en train d’accomplir, depuis quelques années  un travail de reconnaissance des crus avec 7 à 9 zones préférentielles . Résultat : Clisson , Gorges et Le Pallet ont été reconnus comme cru depuis novembre 2011. Mouzillon, Chateau Thébaud , , St Fiacre , Goulaine ,La Haie Fouassière pourraient compléter le tableau

Clisson  : sol pauvre et peu fertile, vin + solaires et plus murs, avec un demi degré de plus que les autres en général

Gorges: Gabbro , pierre noire ou vert fonçée, sol riche

St Fiacre : Gneiss

La Haie Fouassière : Orthogneiss

Goulaine : Mika Schistes, Gneiss, ou les granit du domaine de l’écu

Mouzillon-Tillières : gabro altéré (amphibolite)

Pour être reconnu en tant que cru, le cahier des charges impose des rendements maximum de 45 hl/ha (à comparer au 55 du sèvre et maine, au 68 du Sancerrois, et au 88 de l’Alsace générique) et un minimum de 2 ans d’élevage . Sur ces vins , un carafage d’une petite demi heure est conseillé . Le choix de la dégustation a été fait sur les Gorges et les Clisson , sur des domaines et des millésimes différents .

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VIN N°1 : Olivier Clenet 2009 (Gorges, domaine proche de l’emblématique Brégeon)

Nez assez expressif,  de pamplemousse, de litchi, de fleurs blanches avec un léger coté pétrolé . Bouche tannique et grasse , avec de gros amers en final. Bouteille en devenir . Assez Bien ++ en l’état .

VIN N° 2  : MARC OLIVIER , DOMAINE DE LA PEPIERE ,  CLISSON 2009

Vous ne connaissez pas ce domaine ? normal, il exporte à 85% aux USA ou il est plus connu qu’en France ! et pourtant ce domaine fait partie des tous meilleurs . Mise en bouteille en novembre , donc se remettant peu à peu de cette mise . Nez assez fermé sur le citron jaune et le pamplemousse . Mais quelle bouche ! Puissante, avec de l’allonge , une très belle structure, sur des notes de fruits blancs murs (pêche de vigne) et une belle finale avec des amers et des notes de moka . La classe , tout simplement . Excellent . (Hurry up , il reste moins de 3000 bouteilles au domaine)

VIN N°3 : Thierry et Christophe Martin 2007 (Gorges)

Nez légèrement réduit, s’estompant à l’aération  . Matière fine, fraiche avec une dominante légèrement mentholée ,  un beau relief mais une finale assez courte .  Plus austère et moins charmeur que le clisson . Assez Bien+

VIN N°4  Même vigneron mais en Clisson

Nez beaucoup plus expressif, sur des notes d’abricot , de fleurs blanches et de légères notes fumées . La différence de terroirs est évidente ,une bouche plus ronde avec de petites notes de fruits exotiques (passion , mangue) , mais moins tendue que le précédent , finale sur le lilas . Atypique, mais j’ai bien aimé . Bien

VIN N° 5 DOMAINE PACQUEREAU , CLISSON 2001

Nez enjoleur sur des notes de pêche et de cendres . Très belle bouche avec beaucoup de relief, de l’allonge et de la longueur . Très Bien+

VIN N°6 CHRISTIAN GAUTHIER 2007

Notes de moka et de mandarine.  Bouche assez grasse et crémeux avec de beaux amers typés zeste d’agrume . Un vin encore sur la retenue manifestement . Assez Bien++

VIN N°7 CLISSON DU DOMAINE CORMERAIS 2008

J’aime bien ce vigneron qui récole très mur , ce qui donne des vins charnus, gourmands . Pas toujours régulier cependant , et vendange encore à la machine . Sur ce millésime , à cause du gel, rendements minimes (22 hl/ha) Nez très murs sur les fruits exotiques (papaye)  . Bouche grasse , épaisse , charnu . Gourmand, mais moins complexe que d’autres , certainement un muscadet à présenter à des non initiés pour . Bien-

VIN N°8 DAMIEN RINEAU (Gorges) 2005

Ecole Brégeon souligne Balthazar avec de longs élevages lui aussi . Nez fermé avec une légère expression sur les épices douces  (notes anisée, safran ,badiane) . Un vin sans concession , austère, monacal, mais avec beaucoup de profondeur et de densité . Très , très longue persistance . Superbe . Très bien +

VIN N°9 Christophe Boucher 2005

Nez sur le citron confit, le pamplemousse .  Très belle bouche las aussi , nerveuse , avec du relief sur des notes crayeuses . Très Bien

VIN N°10 MARC OLIVIER CLISSON 2007

Moins abouti que le 2009 , ou dans une phase de fermeture ( un peu plus de 4 ans ) ? Nez très minéral, type pierre à fusil , coquille d’huitre et citron . Un vin très élancé, nerveux mais un peu court , jolie finale sur  le coté acidulé de l’ananas . Bien -

VIN N°11 BREGEON 2002 GORGES

Une bouteille que j’avais amenée et qui a été préféree par notre Gentil Animateur  au 2004 amené par Patrick . Nez assez peu disert, sur le citron vert et les fleurs blanches . Bouche tranchante en attaque , plus grasse en milieu de bouche , complexe à souhait sur des notes de fumée , de suie , et un coté humus , sous bois, terreux  , très pur et sans concession . Explosif en finale .  Un vin qui a fait l’unanimité . Excellent

VIN N°12 FRERES PERRAUD , Clisson 2002

Nez torréfié, grillé avec de légères notes de pelures d’orange . Bouche plus épaisse que le précédent, + charnu mais moins d’allonge . On le sent déjà un peu sur le déclin . Moyen

Les 2 vins les mieux sortis , à l’unanimité , ou tout se goutait bien , comme le fait remarquer notre G.A : Clisson 2009 de chez Marc Olivier et Brégeon 2002

Ecrit par Le gout du Vin dans : Vallée de la loire, muscadet |
30
jan
2012
2

Come back : Mojitos , Pinacolada, domaine des Sables, Pampres 2009, clos du tremblaye

Las…fini les mojitos , pina colada et les 30 ° de l’ile Maurice …Par contre , je ne regretterai pas le rosé de table , la seule couleur buvable, à agrémenter avec des glaçons … La seule bonne bouteille d’un soir d’anniversaire fut un chardonnay Sud Africain (proximité de l’ile) , moderne mais complexe .  Les vins Français sont peu représentés dans les supermarchés de l’Ile ou le haut de gamme est Mouton Cadet et Cellier des Dauphins , c’est dire …2 semaines de vacances merveilleuses, tant par la beauté du village de la pointe des Cannonniers, la qualité des buffets, la gentillesse des GO et des Mauriciens en général ….Que dire des plages de carte postale,  des excursions en catamaran, du jardin des pamplemousse , exotique à souhait et de la langouste , lorsqu’elle est bien cuite  , c’est à dire pas trop .

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Pour fêter la fin des vacances avec nos amis Vertaviens eux aussi, nous sommes allés au Monte Cristo (voir critique sur trip advisor), une table que je recommande , un gastro avec un bon rapport qualité/prix et une cuisine inventive . La nous avons bu une cuvée Dyonisos du domaine des mortiers, un de mes domaines préférés  en Saint Nicolas de Bourgueil, charnu , trsè fruits noirs et épices , un coté violette ,  musc , Une bouche  concentrée avec du fond . Vraiment bien

De retour à la maison, la seule réjouissance a été de se dire , enfin , je vais reboire du “vrai” vin. Les Pampres 2009, très cerise , griotte et noyau , un vin fait pour être bu sur le fruit et dans cette optique , bien , juteux avec un indice de torchabilité élevé

Déception en revanche sur le moulin à vent Clos des Tremblaye 2007 , avec un nez peu disert , une bouche longigne , droite , monolitique , sans relief et court . Décevant en l’état . Période de fermeture . A revoir dans un an ou deux , j’en avais commandé 6 . Confiant, c’est un domaine référent dans l’appellation

dyonisos

Sans doute la bouteille du week end

Ecrit par Le gout du Vin dans : Vallée de la loire | Tags :
14
jan
2012
2

Vacances , j’oublie tout …Euh, pas tout à fait

Me voila sur le départ de vacances tant attendues depuis près de 2 ans …Il n’y aura donc pas d’articles pendant cette période

Je note que, outre les vins sur lesquels j’ai fait des articles, j’ai beaucoup apprécié un Eolithe 2007 du domaine de Fosse Sèche (saumur) , aux arômes floraux (rose , pivoine, violette) , de viandox et de cassis , avec des notes minérales  .  En bouche un vin droit , en tension, épicé, avec un coté sanguin , minéral et terreux .   Prêt à boire, il gagnera certainement encore un peu plus de complexité en le gardant 2 ans de plus

Pueri Solis 2005 avec une malo partielle est un cas à part dans le monde du muscadet . Et moi , j’ai encore beaucoup apprécié ce fils du soleil .

Sur un registre plus simple mais bien fait , en fitou , Origine 2009 du domaine Bertrand Bergé, un bon rapport qualité/prix (9€) et , un cran au dessus, la Tina 2008, fait par le très sympathique Laurent Maynadier .

Ecrit par Le gout du Vin dans : Languedoc, Vallée de la loire, muscadet |
12
jan
2012
2

Mas Champart , causse du bosquet 2007 (Saint Chinian)

Un des domaines référents dans cette appellation ,  avec une approche bio .syrah 65%, grenache 13%, mourvèdre 22%. Plateaux calcaires filtrants pour syrah et grenache, coteaux argilocalcaires pour mourvèdre et syrah. Rendement de 30 hl/hectares, cuvaison de 3 à 6 semaines, élevage en demi-muids et barriques de 1 à 4 vins, 25% de cuve, sans collage ni filtration.

Le vin , fermé ces deux dernières années , s’est indéniablement ouvert . Nez assez complexe  sur les fruits noirs, l’olive, les herbes de guarigue, la mine de crayon et la figue . En bouche, belle fraicheur en attaque, dominé par les fruits noirs et les épices, mais aussi un petit côté terreux , sans que ce soit gênant , et une finale acidulée et chocolatée . On est moins sur le registre d’austérité d’auparavant . Un vin à point , mais qui peut sans doute encore gagner un peu en complexité sur 2/3 ans . Ce sera intéressant à suivre, car , comme j’étais passé au domaine il m’en reste 6. Etiquette américaine du vin importé par Kermit Lynch

Bien , surtout pour le prix (9 € à l’époque)

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