28
fév
2011
4

La recette de la tarte aux cerises du supermarché : édifiant


Voici, la liste des produits chimiques utilisés pour la fabrication d’une tarte aux cerises de supermarché, depuis le champ de blé jusqu’à l’usine agro-alimentaire (enquête de Claude Bourguignon).

Bon appétit!


1)
Histoire de la Pâte
Pour obtenir la farine, les grains de blé ont été enrobés d’un fongicide avant semis.
Pendant sa culture, le blé a reçu de 2 à 6 traitements de  pesticides selon les années, un traitement aux hormones pour raccourcir les tiges afin d’éviter la verse et une dose importante d’engrais: 240 kg d’azote, 100 kg de phosphore et 100 kg de potassium à  l’hectare. Tout de même !
Le blé moissonné, dans le silo, après récolte, les grains sont fumigés au tétrachlorure de carbone et au bisulfide de carbone, puis arrosés au chlopyriphosméthyl.
Pour la mouture, la farine reçoit du chlorure de nitrosyl, puis de l’acide ascorbique, de la farine de fève, du gluten et de l’amylase.
Ensuite, il faut faire lever la pâte. La poudre levante est traitée au silicate de calcium et l’amidon est blanchi aupermanganate de potassium.
Pas de pâte sans corps gras. Ceux-ci reçoivent un antioxydant (pour éviter le rancissement) commel’hydroxytoluène de butyl et un émulsifiant, type lécithine.

2) Histoire de la Crème
La crème sur laquelle vont reposer les cerises se fait avec des oeufs, du lait, et même de l’huile.
a- Les oeufs:
Ils proviennent d’un
élevage  industriel où les poules sont nourries avec des granulés contenant des :
- antioxydants (E300 à  E311),
- arômes,
- émulsifiants: alginate de  calcium,
- conservateurs : acide  formique,
- colorants : capsanthéine,
- agents liants: lignosulfate

  • et enfin des appétants : glutamate de  sodium,  pour que les poules puissent avaler tout ça.


Les poules reçoivent aussi des antibiotiques, bien entendu, et surtout des anticoccidiens.
Les oeufs, avant séchage, reçoivent des
émulsifiants, des agents actifs de surface, comme l’acide cholique et une enzyme pour  retirer le sucre
du blanc.


b- Le lait : Il provient d’un élevage industriel où les vaches reçoivent une alimentation riche en produits chimiques:
- antibiotiques : flavophospholipol  (F712) ou monensin-sodium   (F714)
-
antioxydants : ascorbate de sodium (F301),  alphatocophérol de synthèse (F307), buthyl-hydrox-toluène (F321)
ou éthoxyquine (E324),

- émulsifiants : alginate de propylène-glycol (F405) ou polyéthylène glycol (F496),
- conservateurs : acide acétique, acide  tartrique (E334), acide propionique (F280) et ses dérivés (F281 à E284)
- composés azotés chimiques : urée (F801) ou  diurédo-isobutane (F803),
- agents liants : stéarate de sodium,
- colorants : F131 ou F142
- et enfin des appétants pour que les vaches puissent manger tout ça, encorele glutamate de sodium.(comme les poules)

c-Les huiles , quant à elles, ont été :
- extraites par des solvants comme l’acétone,
- puis raffinées par action de l’acide sulfurique,
- puis lavage à  chaud,
- neutralisées à la lessive de soude,
- décolorées au  bioxyde de chlore ou au bichromate de  potassium
- et désodorisées à 160°C avec du chlorure de zinc.
- Enfin, elles ont été recolorées à la curcumine.
La crème de la tarte, une fois fabriquée, reçoit des arômes et des  stabilisants comme l’acide alginique (E400).

3) Histoire des Cerises
( document complété d’après des éléments de “Aromathérapie” Jean Valnet 1990, Maloine)
Les cerisiers ont reçu pendant la saison entre 10 et 40 traitements de pesticides selon les années.
a) Les cerises sont               :
- décolorées à l’anhydride sulfureux
- et recolorées de façon uniforme à l’acide carminique ou à  l’érythrosine.
- elles sont plongées dans une saumure contenant du sulfate  d’aluminium
- et à la sortie,  reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium  (E202).
- elles sont enfin enduites  d’un sucre qui provient de betteraves qui, comme les blés, ont reçu leurbonne dose
d’engrais et de  pesticides
.
b) Ce sucre est extrait par :

- défécation à la chaux et à l’anhydride sulfureux,
- puis décoloré au sulfoxylate de  sodium,
- puis raffiné au norite et à l’alcool  isopropylique.
- Il est enfin azuré au bleu anthraquinonique.
Par ces traitements, les cerises ayant donc perdu tout leur goût, il est nécessaire d’ajouter un parfum artificiel alimentaire. Ce parfum est une recréation synthétique du goût et de l’odeur à partir d’éléments artificiels issus de la chimie du pétrole aux prix de revient extrêmement faibles- par économie  d’échelle - en comparaison du parfum naturel de fruit.
L’exemple développé est ici la cerise, mais de tels composés servent à recréer aussi bien des parfums artificiels de fraise, d’ananas, de framboise, de miel, de caramel, de muguet.. etc.
d) Le parfum artificiel de cerise se compose donc des molécules synthétiques (donc à la stéréochimie inversée) suivantes :
- Acétate  d’éthyle
- Acéthyl  méthylcarbinol.
- Butyrate  d’isoamyle
- Caproate  d’éthyle
- Caprylate d’isoamyle
- Caprate  d’ethyle
- Butyrate de terpenyle
- Géraniol
- Butyrate de geranyl -
- Acetylacetate d’ethyle

- Héptanoate d’éthyle
- Aldéhyde  benzoïque
- Aldéhyde  p-toluique
- Vanilline
- Essence artificielle d’amande amère SAP
- Essence artificielle de girofle Bourbon
- Essence artificielle de  cannelle Ceylan
- Essence de lie de  vin.

Ce texte, consacré à “la tarte aux cerises de supermarché” a été rédigé par Claude Bourguignon,  un ingénieur agronome qui travailla à l’INRA, avant de quitter l’honorable maison pour cause de désaccord. Spécialiste de la microbiologie des sols, c’est lui qui démontra, pour la première fois, que les sols cultivés à grand renfort d’engrais chimiques et de pesticides, étaient biologiquement … morts. Tout ce qui fait  la vie, et donc la qualité des terres, à savoir les populations microbiennes et fongiques, est détruit par les produits chimiques, conduisant à Nousune perte des nutriments et à l’érosion des sols.


Membre de la Société américaine de microbiologie –
En France, il n’ y a plus  aucune chaire de microbiologie des sols, y compris à  l’INRA!Claude Bourguignon a créé  avec sa femme le Laboratoire d’analyse microbiologique des sols,  qui intervient dans de nombreux pays, pour aider les agriculteurs à retrouver la fertilité de leurs sols.

Je vous renvoie aussi au livre ci dessous :

Ecrit par Le gout du Vin dans : cuisine et recettes | Tags :
28
fév
2011
2

Le grand clos Chateau de Villeneuve 2002 (Saumur Champigny) semie déception

grand closCette cuvée est la cuvée haut de gamme du chateau , qui produit aussi une cuvée domaine d’un très bon rapport qualité /prix  (7€) , et un blanc sur lequel personnellement je n’ai pas accroché . Le propriétaire du domaine est oenologue de formation et le domaine est conduit en bio.

Sur ce vin ,cuvaison longue (32 jours) , rendements limités (35 hl/ha) par un travail en vert , elevage de 16 mois en fut dont 40%  de fûts neufs .

Le nez est peu expressif , même le lendemain de l’ouverture . A l’aération , il se livre un peu sur des notes épicées avant tout (carvi, parprika) , puis la framboise,  et de cuir et de cendres , avec un léger coté viandox.

En bouche l’attaque est souple , les tannins sont ultra civilisés et soyeux , le milieu de bouche est marqué par des notes de lard fumé et de chocolat , il y a indéniablement de la finesse,  le vin est en tension, élancé  et droit mais cela manque un peu de profondeur et de densité si je compare à la croix  Boissée dégustée récemment dans le même millésime .

Prix env 20 € – Assez Bien

28
fév
2011
2

Les vins des Fiefs Vendéens obtiennent l’AOC

Vix, Pissotte, Mareuil, Brem et Chantonnay bénéficieront désormais de l’Appellation d’Origine contrôlée.

Les vins des Fiefs Vendéens obtiennent l’AOC
« L’AOC sera un gage de qualité pour les Vendéens et les touristes qui achètent nos vins. Pour nous, viticulteurs, elle sera une reconnaissance du travail accompli car elle conforte la qualité de la viticulture vendéenne » confiait Hubert Macquigneau il y a quelques mois.

Le Président du Syndicat des Fiefs Vendéens n’a jamais cessé de se battre pour obtenir le précieux label. C’est désormais chose faite depuis jeudi 10 février : les Fiefs Vendéens ont en effet obtenu l’Appellation d’Origine Contrôlée.

Une récompense pour les cinq vignobles du département. 
Une récompense aussi de la part de l’Institut National de l’Origine et de la Qualité (I.N.O.Q.), seul établissement public compétent pour instruire toute demande d’obtention  de signe d’identification d’origine et de qualité.


« Conçue pour garantir l’origine d’un vin, l’appellation d’Origine Contrôlée est un signe français désignant un produit qui tire son authenticité et sa typicité de son origine géographique »
explique l’un des responsables de l’Institut, « elle est l’expression d’un lien intime entre le produit et son terroir. Facteurs naturels et humains sont liés. Le produit qui en est issu ne peut être reproduit hors de son terroir. »

À Vix, les vignes se développent sur un îlot calcaire. À Mareuil, le schiste affleure la terre. À Pissotte, il est très profond, la vigne doit aller le chercher à travers une épaisse couche de terre argileuse. Enfin à Brem, l’air marin a une influence particulière sur les fruits de la vigne.

« Autant de particularité de terrain, autant de variété de vin,
insiste Xavier Coirier, viticulteur à Pissotte. Le terrain a une influence directe sur le goût, les sensations plus ou moins fruitées et la structure du vin. »

Mais le chemin est semé d’embûches pour être reconnu AOC. Les fiefs vendéens ont commencé à l’emprunter il y a près de 20 ans lorsqu’ils ont effectué leur première demande d’accession en AOC. C’était en 1991.  La première visite de la Commission Nationale d’enquête AOC date ainsi de 1995 !

A l’époque, les vignobles de Vix, Pissotte, Mareuil, Brem sont déjà regroupés autour de l’appellation des « fiefs Vendéens », suivie du nom de l’aire de production. Depuis 1965, l’appellation a gravi différents échelons, gage du travail des vignerons et de la qualité du terroir :
1971 : l’appellation « AOS » (Appellation d’Origine Simple) est attribuée aux Fiefs Vendéens. Ils deviennent 3 ans plus tard « vins de pays » de Mareuil, Brem, Vix et Pissotte. En 1984, les vins passent en « AOVDQS » (Appellation d’Origine Vins Délimités de Qualité Supérieure).

Pour les signes d’identification par l’origine, l’Institut National de l’Origine et de la Qualité est en outre chargé de délimiter les aires géographiques de production, ces délimitations s’appuient sur des bases scientifiques dans le domaine de la géologie, agronomie, histoire, géographie, sociologie, ethnographie.

Rejoint par un nouveau terroir, Chantonnay, les cinq fiefs AOC rassemblent plusieurs communes : Outre Pissotte, Vix et Chantonnay, on y retrouve Brem-sur-Mer, Brétignolles-sur-Mer, Vairé, Ile d’Olonne, et Olonne-sur-Mer ainsi que Mareuil-sur-Lay, Champ-saint-Père, La Couture, Chaillé-sous-les-Ormeaux, Château-Guibert, Saint-Florent-des-Bois, Le Tablier et Rosnay.

Gamay, cabernet, pinot noir, grolleau gris et chardonnay sont les cépages dominants des fiefs vendéens.
S’y ajoutent du sauvignon pour les vins de vix, et de la négrette.
Quelques producteurs réputés, dont le domaine Mourat (pour les cuvées haut de gamme) , celui de son fils , cultivé à cheval, Domaine Saint Nicolas (Thierry Michon ) avec une large gamme de rouges et de blanc d’un très bon rapport qualité/prix

Ecrit par Le gout du Vin dans : Vallée de la loire, actualités vins | Tags :
27
fév
2011
2

Domaine la Réméjeanne Côtes du Rhône Villages Les Genévriers 2007

REME005_GENEVRIERS_2007J’avais déjà gouté la petite cuvée (les arbousiers) du domaine, et j’avais été moyennement convaincu , tant le vin paraissait simple . Avec cette cuvée à une douzaine d’euros, on monte d’un cran , incontestablement

Cépages : grenache (80%) , Syrah (20%),  vendanges manuelles, rendements de l’ordre de 20 hl/ha , élevé en cuves . Domaine en conversion Bio

Le nez est très expressif , sur la gelée de mure, la violette, le réglisse à macher, le tout associé à de délicates notes chocolatées  et épicées (canelle et poivre noir) .  L’attaque en bouche est suave, on sent le travail pour obtenir des tannins soyeux , veloutés,  et une bouche à la fois riche,  gourmande, ronde  toujours sur les fruits noirs et le chocolat  mais avec de la fraicheur et de la précision . Belle longueur . Un seul léger bémol, un poil alcooleux (15°) , un vin donc à servir entre 14 et 16 ° pour “gommer’ ce léger défaut (effet millésime )

Prix : 13 € – Note Bien ++ . 15.5 /20

24
fév
2011
4

Mas Laval 2005 : la claque !

mas-laval-magnum-2005-extrait-1251479942-4473En allant chercher les quilles d’un compagnon d’armes chez un caviste Lorientais (Bacchuséum) , je suis tombé un peu par hasard sur cette bouteille .  Ca tombe à pic, puisque je viens de recevoir le tarif primeur du domaine, et que je n’ai eu l’occasion de boire que les pampres jusque la , que j’avais apprécié sur le coté fruits frais et gourmand.

Le domaine est sur l’excellent terroir d’Aniane, cité d’ailleurs par la RVF de ce mois comme faisant partie des meilleurs domaines , derrière Montcalmès, Terasse d’Elise, la Grange des père, et Mas de Daumas Gassac, excusez du peu . Ce vin est un assemblage syrah, mourvèdre, et grenache élevé pendant 18 mois dans les barriques d’un vin du domaine de la Romanée Conti .   Ce vin est  Servi un peu frais (12°)  , non carafé,  a peine remis à J-1 d’un voyage de 2 heures, donc autant dire pas dans les meilleures conditions, et pourtant …

Le nez est assez peu expressif au départ, mais la truffe domine nettement les débats,  suivis par des arômes de guarigue , de cerise noire et d’épices à l’aération (clou de girofle en particulier) . C’est en bouche, et au fur et à mesure que le vin se réchauffe qu’on se prend une claque . Quel toucher de bouche ! Un superbe équilibre entre la puissance , la profondeur et la fraicheur .

L’attaque en bouche est voluptueuse , douce, puis on rentre dans le coté profond, dense du vin , associé à un coté tapissant et rond autour des fruits noirs frais et confiturés . En finale une légère astringence qui loin d’être gênante “relance” le vin vers une belle finale sur le zan . Sans doute un peu moins pur et droit que Montcalmès, mais un style plus gourmand sans excès qui se défend aussi et qui a incontestablement de la classe.

C’est décidé je commanderais les primeurs 2009 (15.50 jusqu’à mai au lieu de 19.50)

.D’ailleurs , si des Nantais veulent se regrouper avec moi pour grouper les frais de port, ils sont les bienvenus !

Prix caviste : 20 € – Note  Excellent – 17/20

mas laval_566x142_Pano-vignesCrédits photos Mas Laval lien ici


Ecrit par Le gout du Vin dans : Languedoc | Tags :
19
fév
2011
3

Vins corses rouge : des déceptions

corse_drapeauLe grand tasting 2009 a été pour moi une révélation sur les vins Corses , que je connaissais peu . Nous avions gouté à l’époque un grotte di sole 2007 de chez Arena (blanc) dans le master class des meilleurs vins de France qui m’avait complètement retourné par sa profondeur, sa complexité et sa fraicheur . Je me suis donc constitué une petite cave  d’une cinquantaine de bouteilles de cette région depuis , avec 2/3 de blanc et 1/3 de rouges. Sur cette couleur , les E croce de chez Yves Leccia m’ont toujours plu , et en particulier les 2005 et les 2007. Récemment j’ai gouté le rouge “domaine”  du domaine Abbatucci . Rarement j’ai gouté (façon de parler) un vin rouge aussi acide . C’est bien simple , ca m’a fait penser aux calcinaires de Gauby, ce qui n’est pas un compliment dans ma bouche . Dommage car les blancs haut de gamme du domaine sont remarquables . Question : que vais je faire des 2 bouteilles qui me restent ? de la sauce certainement Déception identique sur un carco 2006  de chez Arena . Réduit et a bout de souffle (déjà!) . J’espère qu’il ne s’agissait que d’un problème de bouteille Idem sur Oriou 2005 du domaine de Torracia , que j’avais acheté au salon des Lauréat à Nantes l’année dernière que j’avais trouvé puissant et plein de vigueur . Je l’ai retrouvé un an plus tard fluet , décharné . La encore le mystère plane :                                                                                                     fin de vie ou problème de bouteille ?

Ma conclusion est que les vins blancs se gardent mieux que les rouges , de l’aveu même d’Antoine Arena.

Si vous avez des rouges, je vous conseille de les boire sur les 2/3 ans qui suivent l’embouteillage . Un homme averti en vaut deux :)

Ecrit par Le gout du Vin dans : corse | Tags : , ,
15
fév
2011
3

Petillants , petillants naturels, méthode traditionnelle : dégustation de vins de loire à Bubulles

Dans le cadre du groupe Salivertivin, une dégustation à l’aveugle sur le thème cité en titre .  On nous rappelle en préalable que les vins effervescents ont commencé à être produits en loire à partir de 1840 , grâce à des appuis champenois .

Les caves de Tuffeau avaient un grand intérêt pour ces vins, élevés sur latte pendant 9 mois minimum Les différences entre les différentes catégories tiennent essentiellement à la pression mais surtout à la fermentation, l’apport de sucre de liqueur (comme pour les champagnes) ou non .

Ainsi on pourra distinguer les PETILLANTS NATURELS (pet’ nat’ pour les initiés) ou il n’y pas d’ajouts de sucre . Ce sont des uns  vin effervescent qui n’ont subit qu’une seule fermentation issue des seules levures naturelles du raisin (au début en cuve puis fin de fermentation en bouteille). On boit la bulle originelle issue de la fermentation. Aujourd’hui, des vins avec des levures industrielles peuvent revendiquer ce “label” Pour s’en distinguer , certains ajoutent la mention ” méthode ancestrale” ,  qui   consiste à effectuer la mise en bouteille du vin précocement avec des levures indigènes, alors que la fermentation alcoolique du moût n’est pas achevée. Des sucres naturels du raisin et des levures se trouvent ainsi enfermés dans la bouteille, où la fermentation alcoolique va pouvoir s’achever. C’est le CO2produit pendant cette fin de fermentation naturelle qui va procurer l’effervescence au vin

PETILLANTS : aussi appelés vins mousseux . Après dégorgement, on ajoute du sucre (liqueur) avant l’expédition  Moins de pression sur ces vins

METHODE TRADITIONNELLE : Analogue au champagne  . Ce sont des vins  qui connaissent  deux fermentations, la première fermentation terminée donne un vin tranquille (sans bulle), dit vin de base, qui va ensuite connaître une seconde fermentation en bouteille (par ajout de levures et de sucres) que l’on appelle la ‘prise de mousse’, pour donner un vin effervescent.

Par groupe de 2/3 , nous devions pronostiquer quel type de vin était bu, et attribuer une note sur 5 . Grandes différences d’appréciation selon les tables .

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BLOTPIX [320x200]Jacky Blot – Triple 0 (Pet Nat)

Bulle très fine, nez sur les fleurs blanches (acacia, aubépine), le foin et les agrumes , la fraise des bois. Bouche crémeuse, de l’amplitude , un coté minéral , une finale saline. Manque un peu de finesse . Bien mais cher (14€)

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CHATENAYPIX [320x200]

Laurent Chatenay – Petillant naturel extra brut (Pet Nat)

Pas ou peu de bulles sur ce vin, nez sur les fruits secs (noisettes) , l’ananas frais et des notes briochées . Bouche avec une attaque que j’ai trouvée agressive  (d’autres tonique) , un peu grossier, et pas précis ai je noté . D’autres ont apprécié . Nous on a mis 2/5 Moyen

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BUBULLE [320x200] Bubulle – Montlouis sur Loire – Pet Nat

Nez de pommes jaunes, de beurre, de crème , de fleurs jaunes, légèrement oxydé . En bouche la pomme sous toutes ses formes avec un coté rhum/raisin . Pom, Pom,Pom,Pom fredonne Patrick , sur un aire de Béthov . Ca résume bien l’histoire .

Assez Bien

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VIGNEAUPIX [320x200] Vigneau Chevreau – Méthode traditionnelle

Nez plus subtil que les précédents, brioché , chèvrefeuille, beurre salé . Bouche avec une attaque suave, tout en finesse sur l’ananas . On sent un peu de sucre résiduel, qui lui donne un coté gourmand et facile d’accès pour des ados souligne Romain  . Certains le lui reprochent, pas moi

Meilleur rapport qualité/prix de la soirée pour moi (6.50€) Très bien

Jocelyn , si tu me lis , pense à me ramener un carton à l’occasion .

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NOUVEAUNEZ [320x200] Nouveau Nez – Domaine de la grange Tiphaine

J’apprécie les rouges de ce domaine, mais je dois avouer que j’ai été très décu par ce vin complètement oxydé (pb sur la bouteille) , nez sur le citron confit et la pomme , avec une bouche décharnée . Non noté, comme le suivant , un Vincent Carême dont la fermentation n’était pas finie, manifestement

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aubussières Domaine des Aubussières, méthode traditionnelle

On sent au départ un nez bio , légèrement déviant , sur les arachides et le bouton d’or . En revanche , la bouche est très sympa, tendre , avec des bulles fines , et une belle finale sur l’amertume du pamplemousse rose . Les sucres résiduels (6.8g) ne se sentent pas .

Bien +

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caremepix [320x200] Domaine Vincent Carême , Vouvray Brut (Pet Nat)

Bien meilleur que le précédent du même domaine  . Un effervescent aux allures de champagne classique, avec de légère notes briochées au nez, une bouche fraiche et mentholée , et une belle longueur .

Bien ++

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HUET98PIX [320x200] Domaine Huet , Réserve 98, méthode traditionnelle

On déguste à l’aveugle , je le rappelle au cas ou, mais la on sent du lourd . Nez très subtil, complexe sur des notes de miel, de pommes vertes et de fruits du verger bien murs (poire et nectarine) avec  un coté fumé. En bouche, c’est la finesse qui prédomine, une bulle fine, un vin tendu , équilibré , vibrant. Il faut dire que les liqueurs de dosage proviennent des meilleurs liquoreux du même domaine

EXCELLENT  - POUR MOI LA MEILLEURE BOUTEILLE DE LA SOIREE, au dessus de tous les  champagnes que j’ai bus dans cette gamme de prix (14€)


Le 2005 était bon aussi , mais un cran en dessous . Bien +

Ce domaine a quelque chose de plus . Tous les vins que j’ai gouté de chez un avaient un supplément d’âme .

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Clos Naudin méthode traditionelle

Une autre “star” Philippe Faureau sur un vin qui passe 5 ans de vieillissement sur lattes  .  Nez assez subtil mais réservé avec des notes de …brulerie de café .. En bouche des notes très atypiques de caramel , de cappucino et de moka . Un vin compact, tendu  . Très Bien mais à un prix de champagne (22€)

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En résumé, cette dégustation sympathique , m’a clarifié les idées entre pet nat, méthode traditionnelle…j’ai clairement préféré ces dernières . Huet et clos Naudin étaient pour moi  clairement au dessus du lot


12
fév
2011
2

Petra Alba 2005 (domaine de Bablut, anjou Brissac )

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J’ai dégusté Rocca Nigra sur 2005 dans le cadre du club oeno , Vertivin, et cette bouteille m’avait interpellée. Aussi , quand j’ai eu l’occasion d’en racheter , j’ai pris un Rocca Nigra et un Petra Alba . Le domaine est bio,  un BD, et nous allons le visiter avec Vertivin au mois de mars . Je vous en dirais alors plus . En attendant , le lien du domaine ici

Hier soir au menu , de beaux pavés de boeuf, accompagnés de légumes de couscous .  Un autre propriétaire de la région m’avait dit que le cabernet franc appelait des belles viandes rouges saignantes. Et j’ai cette bouteille qui n’attend que cela .

Autant le dire tout de suite, on n’est pas sur un vin opulent , exhubérant, hédoniste . Non on est sur un vin un peu austère , mais avec une vraie personnalité, très racé .

Le nez est peu expressif, un peu austère  mais concentré sur les fruits noirs , la prune,  le graphite . A l’aération, il se livre un peu plus avec un coté jus de viande, viandox, clou de girofle et poivrons cuits .

En bouche , l’attaque est puissante , et j’aurais cette sensation tout au long de la dégustation . Mais ce n’est pas de la puissance body buildée, non . C’est de la puissance presque en retenue . La bouche est concentrée, charnue  , dense , les tannins sont ultra serrés, mais cela , étonnament, n’affecte pas la buvabilité du vin , tant il y a aussi de la fraicheur et de la souplesse . Une main de fer dans un gant de velours . C’est un vin racé, avec beaucoup de pureté et de précision avec une  bouche reposant sur un trio graphite/cuir/fruits noirs . Le tout couronné par une belle finale

Prix : 12 € . Excellent 17/20 –  a accorder avec une viande rouge saignante , boeuf ou canard


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12
fév
2011
3

Vins de la semaine (et des précédentes) : les top et les flops

Bien que je n’ai pas pris de notes spécifiques sur ces vins, quelques impressions

Rogeries blanc 2008 (chenin) . Toujours très bon, vibrant, équilibré entre le fruit et la minéralité  , très élégant . Excellent 10 €. La bouteille de la semaine ET COUP DE COEUR (hors dégust Vertivin , CR en cours)

Pueri Solis 2005 (Luneau Papin) . Est ce encore un muscadet ? (malo partielle ) Toujours est il que bouteille masquée, c’est très difficile à deviner .  Même des dégustateurs chevronnés se feraient avoir je pense . En tout cas les 2 qui étaient chez moi hier ont pensé à un languedoc blanc, à un condrieu hors Rhône et à un Montlouis de chez Chidaine . Cette dernière proposition n’était pas si éloignée …Très bien . 12 €

Santa Duc , Rasteau Les Blovacs 2007 : Bon , mais pas transcendant pour l’appellation, j’attendais plus de profondeur vu la réputation du domaine . Assez Bien 15 €

Les Quartz 2007 , côtes du Rhône . Vin a maturité , exubérant, dans un style opulent et moderne, mais pas dénué de finesse . Bien+ – 12 €

Frida 2009 . Toujours aussi bon, se goûte actuellement plus sur le fruit  (fraise écrasée et grenadine) , avec une finale sur la canelle et des notes de moka que je n ‘avais pas remarqué jusqu’ici .  Très Bien +12 €

Pour un anniversaire, un sauterne Joanin Boubès 2005 , qui a hérité cette année la de déclassé d’Yquem . des notes classiques de sauternes (miel , abricot sec etc ) mais une belle acidité qui donne de la fraicheur 13 € Bien +

La déception est incontestablement Faustine 2007 (ajaccio , domaine Comte abbatucci) , avec une acidité très (trop) marquée , qui est désagréable . Je privilégierais à l’avenir les cuvées plus haut de gamme du domaine qui sont elles remarquables . Moyen . Prix 12 €

La bouteille “de la semaine”

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Crédits photos : passionvin@hostblog.fr

08
fév
2011
3

Le grave danger des produits phytosanitaires : un début de prise de conscience ?

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Le 16 janvier ,   Yannick Chenet 43 ans et viticulteur de Charente, s’est éteint des suites d’une leucémie que la Mutualité sociale agricole (MSA) avait reconnue comme maladie professionnelle. Il attribuait ce cancer aux produits phytosanitaires qu’il avait étendus sur ses vignes. L’homme luttait contre ces pratiques.

Son décès doit servir à mettre en lumière les GRAVES DANGERS des produits phytosanitaires répandus sur les vignes , pour traiter les maladies . Il fait partie d’une quarantaine de viticulteurs et d’agriculteurs en France dont les graves soucis de santé sont maintenant directement à leur profession et aux pesticides, herbicides qu’ils ont répandus sur leurs vignes ou plantations . Peu avant sa mort à l’hopital Yannick déclarait « quand je suis arrivé à l’hopital j’ai vu sur les pilules que j’avais en traitement le même logo que celui des produits que j’avais épandu . Je me suis dit ce n’est pas possible : le groupe qui m’a empoisonné m”administre maintenant les traitements pour me soigner «

C’est tout le cynisme du libéralisme poussé à sa limite , avec des pressions à la productivité , la PAC etc . J’ai été moi même surpris, lorsque j’ai suivi les cours Viti oeno d’un BTS d’apprendre que pour les produits les plus nocifs il était interdit de rentrer dans la parcelle pendant les 3 jours qui suivaient les traitements . Quid du cycliste en VTT qui passe aux abords ? mais surtout aux voisins qui épandent leurs linges ?  et de leurs enfants qui jouent aux abords  ? . « Malheureusement » certains effets ne sont visibles qu’au bout de 20 ans .

De la même façon, un petit village proche d’Epernay s’est vu récemment interdire de boire l’eau courante, à cause de la forte présence d’herbicide , sur des molécules depuis longtemps interdites . Cette pollution des eaux embarrasse le monde agricole et viticole et confirme que le sol « relargue » des matières actives plus de 20 ans après leur utilisation

Près de 30 % des quelque 220.000 tonnes de pesticides utilisés chaque année en Europe est pulvérisée sur le sol Français et un cinquième de ce montant (soit 13000 Tonnes ) va sur le vignoble français. Malgré le fait que les vignes ne rentrent que pour cinq pour cent de la surface totale des cultures en France

Un viticulteur , Didier Fenoll témoigne dans le midi libre qu’il à connu un peu la même histoire . C’est son père, Joseph, qui est décédé d’une tumeur au poumon. Le fils accuse aussi ces produits  phytosanitaires. Cela a « provoqué » la conversion de l’exploitation familiale au vin bio. « C’était déjà dans ma philosophie. Depuis vingt ans, on ne mettait plus d’engrais. Et dix ans que l’on ne désherbait plus. Cela a été un déclic, explique Didier Fenoll. On a tous voulu  fermer les yeux pendant des années.

Alors, on nous a, des entreprises phytosanitaires aux pouvoirs publics, fait faire n’importe quoi, sans précaution»

Il cite le désinfectant de sol Ténik qu’il fallait absolument passer pour obtenir les primes à la plantation. « À la base, c’était logique de nettoyer le sol mais on l’a infecté. Comme indication, on nous disait de ne pas en répandre à moins de 150 m d’un point d’eau ou d’un arbre fruitier. Ce que l’on n’a pas respecté non plus », confesse -t-il.

Peu avant sa conversion, chaque année, on lui conseillait de déverser 200 litres (avant dilution) de désherbants et autant de fongicides, pesticides et insecticides sur ses 20 hectares de vignes. Le coût d’un désherbant, par exemple, était de 100 € à l’hectare. Mais cela ne s’arrêtait pas là. Dans les bouteilles, pour éviter le dépôt naturel de tartre dans le vin, peu vendeur, il fallait mettre de l’acide métatartrique.


‘La cuvée des aïeuls’ en hommage à son père, marque ce changement de mœurs. Didier Fenoll et sa femme Sylvie achèveront le passage au bio pour la cuvée 2012. C’est moins de frais en produits, mais plus de travail d’où un surcoût de 30 %.
« Qui se retrouve dans la qualité, estime-t-il. En bio, on traite aussi, mais avec des produits relativement propres, même s’il n’y en a aucun de vraiment propre. Et puis, ils sont soumis à des règles strictes ».

C’est la lueur d’espoir . En 2008 , seul 5% des vignobles Français était bio . D’ici à 2012, 10 % . Et près de 30 % des vignerons Français se disent proches de tenter l’expérience . C’est à dire ne plus traiter, enherber , et apprendre à la vigne à se défendre toute seule , sans avoir recours à des cautères sur une jambe de bois . Il suffit de voir une feuille de vigne bio et une autre du même cépage pour s’en convaincre .

06
fév
2011
2

Etude Vinexpo 2011 : bilan et perspective de production et de consommation

VinexpoPIX

Les résultats de l’étude Vinexpo/The ISWR – le marché du vin et des spiritueux en France et ses perspectives à l’horizon 2014 – ont été dévoilés le 11 janvier dernier . En voici les principaux enseignements

Côté production, en France, Italie, États-Unis, en Afrique du Sud ou en Allemagne, la récolte 2010 est considérée comme petite en volume, en baisse par rapport à la moyenne quinquennale 2005-2009. Ceci est particulièrement vrai dans la vallée du Rhône . Cependant, la France a repris sa position de 1er producteur mondial, perdue en 2009 face à l’Italie. Avec l’Espagne, ces trois pays assurent la moitié de la production mondiale de vin. L’étude Vinexpo/The IWSR prévoit qu’entre 2010 et 2014 la production française de vin  devrait toutefois se réduire.

La consommation totale de vin recule de 2 % par an dans l’Hexagone, et ce depuis les années 1960. Toutefois, depuis 2005, elle n’a diminué que de 1,4 % par an et ne devrait baisser, en moyenne, que de 0,7% par an entre 2010 et 2014 selon l’étude Vinexpo/The IWSR. La France est le 1er pays consommateur de vins rosés au monde, et le 2e de vins effervescents. Entre 2005 et 2009, la consommation de vins rosés a progressé de 19,81 % et de 4,62 % des vins effervescents. Ces deux catégories représentent plus du tiers de la consommation des Français (34,15%).

L’Hexagone est en 2010 le 3e marché mondial pour la consommation de vin à plus de 10 $ la bouteille (7,19 €), derrière les États-Unis et le Royaume-Uni. Ce segment progresse rapidement et devrait, selon les estimations de l’étude Vinexpo/The IWSR, augmenter de 13 % entre 2009 et 2014.

En valeur comme en volume, entre 2005 et 2009, les exportations ont baissé (respectivement -1,1% et -9,4%). Seule exception : la Chine, 7e pays d’exportation de vin français, où le marché a progressé sur cette période de 134%.

Ecrit par Le gout du Vin dans : actualités vins | Tags : ,
06
fév
2011
2

Bernard Baudry , le clos guillot 2008 (Chinon)

chinon baudry clos guillot

Après la dégustation de la croix boissée, j’ai eu envie de comparer avec cette autre cuvée, accessible plus rapidement . Le nez est effectivement plus ouvert, dans la subtilité, avec des notes marquées de poivre blanc et d’épices +,  de framboise et de groseille pour le coté fruit, mais aussi des notes terreuses, de cuir ,  légères notes fumées …Il faut pas mal d’aération pour que le nez se livre complètement .

En bouche, attaque vive et acidulée un peu étroite , mais qui prend de l’ampleur en milieu de bouche et se ressère sur une finale épicée . Quelle pureté, quelle précision !  Je suis en train de venir progressivement un affecionado de ces Chinons  . Résolution pour 2011 : un pélerinage au domaine

Prix : 13 € – Très bien + 16/20

05
fév
2011
2

Domaine de la solitude blanc 2007 : à partager pour sortir de l’isolement

CNP BLANC LA SOLITUDECépages : Clairette et grenache blanc à 30%, bourboulenc et marsanne 20 % J’avais été considérablement déçu par le rouge , acheté il y a 4/5 ans (sur le thème du “caviste” qui vous conseille dans  le creux de l’oreille la bouteille  comme l’affaire de la FAV ). Apparement , l’oenologue conseil à changé, et le niveau remonte . D’aucuns affirment même que la cuvée Barbarini est au niveau de Beaucastel. Il faut pas pousser mémère dans les orties tout de même :)

Si j’emploie cette expression triviale , ce n’est pas un hasard . Ce sont des notes que j’ai humé dans ce vin au nez très expressif mais subtil et complexe . Outre l’ortie, on peut deviner les fleurs blanches et le genêt, le fenouil et l’anis, et une pointe de fruits exotiques . Un nez  très agréable donc . En bouche, pas de déception, bien au contraire . Une bouche avec une attaque suave, un milieu de bouche très frais, sur un coté anisé/mentholé associées à des notes de fruits blancs (type nectarine) murs . Aucune lourdeur, beaucoup de fraicheur . Il pourra sans doute se boire encore de longues années .  Je l’ai même préféré à un blanc 2009 de chez Arena (sans doute à peine remis de la mise)  . Les affecionnados du Corse apprécieront . Mais je trouve plus de profondeur au Jas de Bressy blanc

Prix : 17 € – Bien ++ -15.5/20 – a associer avec des viandes blanches à la crème, des plats truffés, des poissons cuisinés à la méridionale


03
fév
2011
2

Le spleen du blogueur 1 , les blancs : Gros plan de Brégeon, Chardonnay argentin, Montlouis et Vouvray secs, zéro de conduite

Ces dernières semaines ont été plutôt occupées , et j’ai eu moins le temps d’écrire . Et puis il y a des moments comme çà, ce blog étant fait pour faire plaisir et se faire plaisir , ou l’on a moins l’envie , l’abnégation(il en faut un peu), la discipline (une dose aussi) pour prendre systématiquement des notes lorsque l’on déguste . On pourrait appeler ca le spleen du blogueur .

Rassurez vous , tout va bien ,même plutôt de bonnes nouvelles en cours …Allez on attaque

Le gros plan de Michel Brégeon . Déjà dit il me semble, je suis normalement totalement hermétique à ce type de vin (et mon estomac aussi à cause des acidités extrêmes. On connait le ski hors piste , mais une soirée100% gros plant ca pourrait être aussi un sport extrême à la réflexion :) . Le cépage, c’est la folle blanche , largement utilisé  et distillé dans le charentais pour élaborer les eaux de vie de Cognac.  Revenons à nos moutons, le gros plant de Michel est THE gros plant , vraiment un bon plan , qui se marie à merveille avec le coté iodé de l’huitre . Je pense que sa limite est la , c’est à reserver aux coquillages  : huitres, praires, coques, palourdes  . testé sur d’autres fruits de mer , c’est moins convaincant . On rappelle le prix : 3€

Changeons d’hémisphère pour nous pencher sur le chardonnay Alamos de la famille Catena . On change aussi complètement d’hémisphère d’un point de vue des arômes .  On est sur des notes de fruits exotiques, de nectarine et d’abricot mur . Vin extremement gourmand et facile d’accès , mais le chardonnay est difficilement reconnaissable . Manque de complexité mais du plaisir tout de même et au final un bon rapport plaisir / prix sans prise de tête, avec le mérite de l’originalité. Prix 8.50 €

Revenons en Loire pour gouter un énième chenin (plus ca va et plus j’apprécie de cépage ) du claux Delorme en appellation Valençay (env 9 €) . C’est plutôt bon , et plus convaincant qu’un chateau Roulerie du même millésime . On est sur des notes de fleurs blanches, d’agrumes, de noisettes, avec une bouche energique , très nette et fraiche . Vraiment bien .

TAI014_DEMI_SEC_2008A noter au passage tous les Montlouis de Jacky Blot (domaine de la taille aux loup Rémus 2008 et 2009)  . C’est encore au dessus de clos Delorme , avec plus de complexité , de profondeur, de densité mais sans doute un poil de fraicheur en moins , un coté plus confit associé à la minéralité  . En tout cas si vous croisez ces vins comme ceux de Chidaine (Vouvray Les Argiles 2007), arrêtez vous . Ce sont de grands vins blancs (je pèse mes mots) à des prix très doux (env 12€). Ils peuvent se boire sur le fruit , mais aussi se garder . Bref des vins tous terrains à associer avec des viandes blanches à la crème, des noix de saint Jacques en carpaccio ou en aller retour , des poissons d’eau douce . Accord majeur avec tout type de fromage de chèvre (en dehors du chabriol du supermarché)

Last but not least, Le zéro de conduite de Jean François Nick des foulards rouge . Une pure régalade , comme d’habitude chez Jean François avec ce que SuperFred appelle un coefficient élevé de torchabilité . C’est un phénomène physique ou les scientifiques n’ont toujours pas trouvé la réponse :) . Vous ouvrez la bouteille , vous vous servez un verre . Hum , que c’est bon gourmand ,  frais ,  sur des notes d’ananas, de raisin de muscat et de raisins secs, presque une friandise . Vous voulez vous servir un autre verre et il n’y en a plus .  La bouteille est elle percée , l’évaporation? Bref le genre de phénomène que vous avez sans doute déjà rencontré sur des bouteilles de vin  de plaisir .  Un vin d’apéro très original et encore une réussite de ce domaine qui n’en finit pas de m’étonner au fur et à mesure des dégustations. ou le trouver ? introuvable sauf au domaine , le prix 10 €

03
fév
2011
3

Le spleen du Bloggueur 2 : Marcoux, Catena Zapata, Vaisse

Après les blancs de la veille, les rouges . Ceux qui sont décrits font partie des meilleurs dégustés, avec les vins de Loire (voir CR précédent) .

J’ai bu le chateauneuf du Pape du domaine Marcoux 2008 aux bouteilles , un petit resto Nantais conseillé par mon amis Patrick . 2008 on le sait n’est pas un grand millésime dans la vallée du Rhône ,  mais l’intérêt est de pouvoir boire ces vins assez rapidement, les 2005 et 2007 reposant sagement en cave . Beaucoup de finesse et d’élégance dans ce vin (80% grenache)  aux arômes de petits fruits rouge ,de poivre  de réglisse , qui manque toutefois un peu de profondeur . Bien

Ayant été impressionné par Catena Zapata, j’ai tenté la “petite” cuvée de Malbec (15 € quand même) .  C’est clairement très au dessus du clos de los Siete dans la même gamme de prix, même si c’est un vin lui aussi moderne . Mais il y a une vraie expression du fruit au nez et en bouche, un grain de tannin agréable , de la densité. Mais ca reste élégant , il y a un parti pris pour l’équilibre plutôt que la puissance . Très bien .J’en ai repris 3

Première rencontre avec le domaine Vaisse, cuvée l’aphylante 2007, un 100% Mourvèdre . Fred L , si tu lis , il faut absolument que tu trouve ce vin , toi qui met au pinacle le mourvèdre pour les rouges ! Et ca va être dur, car ce domaine fait seulement 2 hectares, et n’a pas de ce fait de problème de débouché !  J’ai le souvenir d’un élevage encore (très légèrement) marqué, mais un vin complexe , suave , velouté,  avec beaucoup de profondeur sur des notes de guarigue et d’olives noires.  Excellent

Pierre Vaïsse Les Capitelles - Côteaux du Languedoc 2007

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